
Prisonnier·ère
céramique
L'occasion parfaite pour se remettre à la peinture et délaisser le numérique !
En découvrant la forme de ma pièce, l'idée m'est rapidement venue à l'étape du crayonnage ! Comme la forme du vase était assez classique et évidente, je me suis demandé : « Qui pourrait habiter dans ce vase ? » Un poisson ? Trop évident. Une sirène ? Oui, j'ai grave envie de peindre une sirène !
Au fil des mots et des traits de crayon, cette sirène semble pourtant trop à l'étroit dans ce vase. Quelqu'un y plonge des roses, mais les épines de leurs tiges la bloquent davantage, au point de lui ouvrir des plaies. Est-elle retenue prisonnière dans cet espace si étroit pour la nature curieuse de son corps mi-femme, mi-poisson ? On l'observe, impuissant, dans un instant figé, coincée et en détresse dans cette prison rose.
Comme il s'agit d'un corps immergé dans l'eau, le choix de l'argile était parfait pour obtenir un résultat organique, avec ses courbes et ses surfaces. C'était aussi idéal pour travailler la profondeur de la pièce et donner l'illusion d'un vase coupé en deux. Comme mentionné plus haut, je voulais un contraste fort entre la couleur de l'épaisseur du vase et son contenu : des bleus presque mélancoliques entourés d'un rose fuchsia trop joyeux. Le vernis ajoute cet aspect figé et précieux, comme un trésor que l'on cache au fond d'un vase.














